La trampa del vampiro
por STANISLAS NOYER
Retrato del acosador por su acosado, William.
El 13 de septiembre de 1999
William, marco-dirigente de una filial de una gran empresa
internacional que
trabaja en las nuevas tecnologías, tuvo un asunto, durante varios
meses, con un superior que practicaba una "dirección por el
terror", asimilable al acoso moral. Un dueño inteligente, o
incluso brillante, cuyoe comportamiento agresivo se menciona como el del
perverso narcisista
descrito con todo detalle por Hirigoyen: megalómano, voluntariamente
vampiro (encontrando sentido de su propio aprecio de sí, donde combate
la confianza en sí mismo del otro, para aumentar su propio valor),
irresponsable, o incluso paranoico.
"Me acuerdo," el primer día llegó,
me llamó, dice William. Me dijo: "Trabajo en la reorganización
de la empresa y me gusta mejor
avisarles,no están de pruebas. Los indicadores que pude analizar
me lo prueban cada día. Les aconsejo pues ponerse en el trabajo.""
Algunas semanas más tarde, los resultados son buenos, William tiene
derecho a enhorabuena. "Me dejó entender que su advertencia
había llevado.a ello.¡Era tanto más inquietante cuanto
que sabía que estos buenos
resultados se debían a trabajo efectuado mucho antes su llamada
telefónica!"
Un día, este director viene a visitar la filial donde trabaja William. Cuando éste le da la bienvenida, " Estás equivocado de darme la bienvenida," se propone responder, "cuando sabrán lo que tengo que decirles...". Delante de mis colaboradores, me volvió a entrar a saco , sin escuchar nada del trabajo presentado, basándose en elementos al parecer objetivos, pero desplazados con relación a la realidad del terreno.
En las reuniones de dirección, monopoliza un 80% del tiempo de palabra " da la lecciones de una manera teórica, de cursos de dirección ." "Power oriented", no soporta ninguna forma de autonomía de pensamiento, y utiliza permanentemente "la astucia". Manejó la ironía, se basa en el "pequeño personal", pone la presión ( "no les pago para la ausencia de resultados" ), hasta amenazar de "actuacíones judiciales". Sólo encuentran gracia los que le hacen lealtad.
"Antes de una reunión, se siente que ya eligió a su " cabeza de turco" y reclama la adhesión a sus métodos denunciando a toda observación la ausencia de valor de gestión . Hasta hacer la apología de los fascistas, ¡"quién supo poner a los hombres en movimiento"! .
En quince años de carrera, nunca me he sentído tan instrumentalizado. William llegará, gracias a sus resultados y a perfil bajo, a tener los dos años necesarios para su CV.
Todos sus colegas no tendrán esta fuerza o esta oportunidad. "El interesado transfirió casi a todos los dueños de filiales, y la mayoría de aquéllos que no había nombrado. Bloqueó todas las solicitudes de movilidad hacia la casa matriz.¡denunciando! al mismo tiempo un " turn- inadmisible " asignado a un DRH que no hace su trabajo".
Para William, hoy salido de esta "trampa", este hombre es "profesionalmente un aficionado, y humanamente un desequilibrado ".Ve en él a un idealista pesimista, a lo Pol. Pote. Sueña con una dirección ideal que no existe, y pasa su tiempo diciendo a sus subordinados que no hacen partido.

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Versión Original (francés)
Le piège du vampire
Portrait du harceleur par son harcelé, William.
Le 13 septembre 1999
William, cadre-dirigeant d'une filiale d'une grande entreprise internationale uvrant dans les nouvelles technologies, a eu affaire, pendant plusieurs mois, à un supérieur qui pratiquait un «management par la terreur», assimilable au harcèlement moral. Un patron intelligent, voire brillant, dont le comportement agressif évoque le pervers narcissique décrit en détail par Hirigoyen: mégalomane, volontiers vampire (au sens où il s'attaque à l'estime de soi, à la confiance en soi chez l'autre, pour augmenter sa propre valeur), irresponsable, voire paranoïaque.
«Je me souviens, le premier jour où il est arrivé, il m'a appelé, raconte William. Il m'a dit: "Je travaille à la réorganisation de l'entreprise et j'aime mieux vous prévenir, vous n'êtes pas dans le casting. Les indicateurs que j'ai pu analyser me le prouvent chaque jour. Je vous conseille donc de vous mettre au travail."» Quelques semaines plus tard, les résultats sont bons, William a droit à des félicitations. «Il m'a laissé entendre que sa mise en garde avait porté. C'était d'autant plus inquiétant que je savais que ces bons résultats étaient dus à du travail effectué bien avant son coup de fil!» Un jour, ce directeur vient visiter la filiale où travaille William. Lorsque celui-ci lui souhaite la bienvenue, «Vous avez tort de me souhaiter la bienvenue, s'entend-il répondre, quand vous saurez ce que j'ai à vous dire...» «Devant mes collaborateurs, il m'est rentré dans le chou, sans écoute du travail présenté, en s'appuyant sur des éléments apparemment objectifs, mais décalés par rapport à la réalité du terrain.» Dans les réunions de direction, il monopolise 80 % du temps de parole à «faire la leçon, d'une façon théorique, en donnant des cours de management». «Power oriented», il ne supporte aucune forme d'autonomie de pensée, et utilise «l'artifice en permanence». Il manie l'ironie, s'appuie sur le «petit personnel», met la pression («Je ne vous paie pas pour l'absence de résultats»), jusqu'à menacer de «poursuites judiciaires». Seuls trouvent grâce ceux qui lui font allégeance. «Avant une réunion, on sent qu'il a choisi son bouc émissaire.» Il réclame l'adhésion à ses méthodes en dénonçant à tout propos «l'absence de courage managérial». Jusqu'à faire l'apologie des fascistes, «qui ont su mettre les hommes en mouvement»! «En quinze ans de carrière, jamais je ne m'étais senti aussi instrumentalisé.» William parviendra, grâce à ses résultats et à un profil bas, à «tenir» les deux ans nécessaires à son CV.
Tous ses collègues n'auront pas cette force ou cette chance. «L'intéressé a viré presque tous les patrons de filiales, et la plupart de ceux qu'il n'avait pas nommés. Il a bloqué toutes les demandes de mobilité vers la maison mère.» Tout en dénonçant un «turn-over inadmissible» attribué à «une DRH qui ne fait pas son travail»! Pour William, aujourd'hui sorti de ce «piège», cet homme est «professionnellement un amateur, et humainement un déséquilibré». Il voit en lui un «idéaliste pessimiste, à la Pol Pot. Il rêve d'un management idéal qui n'existe pas, et il passe son temps à dire à ses subordonnés qu'ils n'en font pas parti».
STANISLAS NOYER
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